APAR ASSOCIATION DES PLAISANCIERS ARGELES RACOU

APAR ASSOCIATION DES PLAISANCIERS ARGELES RACOU

LES CONSEILS D'APAR


VHF ET CRR

Réglementation et VHF, comment se mettre en règle ?

Comment me mettre en règle si j'ai un poste VHF à bord ? Décryptage d'une législation qui se voulait simple, mais qui finalement est assez complexe a décrypter.

 

 

En voulant simplifier l'accès à la VHF, pour que tous les plaisanciers puissent l'utiliser, l'administration a créé une spécificité française qui complique pas mal la compréhension de la législation et peut même créer une crainte d'utiliser son poste VHF. Pourtant l'objectif était d'offrir à tout le monde la possibilité d'utiliser son poste.

De nouvelles conditions d’utilisation de la VHF sont entrées en vigueur le 1er mars 2011. Elles portent sur le fait ou non d'avoir à passer un examen pour se servir d'une VHF. On différencie le plaisancier qui navigue dans les eaux internationales ou dans les eaux françaises.

Lexique :

  • CRR : Certificat Restreint de Radiotéléphonie
  • ANFR : Agence Nationale des Fréquences
  • ASN : Appel Sélectif Numérique

À l'étranger

Dans les eaux internationales – à l'étranger donc – il est toujours nécessaire d'être titulaire du CRR pour l'utilisation d'une VHF (quel que soit le modèle). Quelle que soit la date d'obtention du CRR celui-ci est valable même s'il s'agit d'une VHF ASN. En effet, cette fonction de sécurité n'est apparue au programme du CRR qu'à partir du 1er octobre 2004.

En France

Pour le cas de la navigation en territoriales maritimes et les eaux intérieures françaises, l'administration considère 2 familles de VHF :

  • Les VHF portables d’une puissance maximale de 6 watts sans ASN
  • Les VHF fixes avec ou sans ASN et les portables avec ASN

Pour les VHF portables sans ASN


Sans ASN, les VHF portables sont utilisable par tous

Aucune qualification n'est demandée pour utiliser une VHF portable. Tout plaisancier peut acheter son poste et l'utiliser comme bon lui semble. Pour éviter les impairs et pouvoir communiquer, nous ne saurions que trop recommander d'au moins lire le cours du CRR disponible sur le site de l'ANFR (www.anfr.fr).

Pour les VHF fixes ou portables avec ASN


Icom IC-M423G : VHF fixe avec ASN

L'examen du CRR reste obligatoire sauf pour les titulaires du Permis Plaisance (le permis Côtier pour les bateaux à moteur). En effet, des connaissances théoriques et pratiques sont désormais intégrées dans l'examen du permis de conduire des bateaux. Ainsi un titulaire du permis peut utiliser tout type de VHF. Les titulaires d’un permis Plaisance délivré avant l’entrée en vigueur de cette réforme (donc les permis obtenus avant 2011) peuvent aussi utiliser la VHF dans les mêmes conditions. Comme pour les VHF portables, nous ne saurions que trop recommander d'au moins lire le cours du CRR disponible sur le site de l'ANFR.


Icom IC-M91D : VHF portable avec ASN

Et la licence ?

Si le CRR ou l'équivalent est demandé pour utiliser une VHF. Il valide les connaissances de l'utilisateur. La licence donne le droit d'utiliser des fréquences maritimes. La licence est attachée au bateau. Elle doit rester à bord avec la (ou les) VHF.

Obtenir une licence est gratuit mais obligatoire ! Il suffit de remplir le formulaire "Demande ou modification de licence" disponible sur le site de l’ANFR, accompagné des pièces justificatives demandées. Notez que la licence est obligatoire à bord même si personne ne se sert de la VHF.

L'obtention de la licence dote le bateau d'un identifiant unique (indicatif et/ou MMSI) qui est enregistré au niveau des centres de secours. La gestion des MMSI est aussi réalisée par ANFR.

Comment intégrer la nouvelle division 240 ?

À partir du 1er janvier 2017, une VHF fixe sera obligatoire pour les bateaux qui naviguent à plus de 6 milles d'un abri. Ces plaisanciers seront encore dans les eaux nationales et devront donc posséder au choix :

  • Un CRR
  • Un permis côtier

S'ils veulent gagner l'étranger, c'est le CRR obligatoire.


25/07/2016
0 Poster un commentaire

LE MATERIEL DE SECURITE OBLIGATOIRE

Quel est le matériel de sécurité obligatoire à bord des navires de plaisance ?

Lors d'une navigation en mer sur un navire de plaisance d'une longueur inférieure ou égale à 24 mètres, du matériel obligatoire doit figurer à bord. Voici la liste de ce que chaque bateau doit contenir, en fonction de sa zone de navigation.

 

 

Pour prendre la mer en toute sécurité, il est obligatoire d'avoir un certain nombre d'équipements liés à la sécurité. Voici donc la liste qui recense le matériel de sécurité obligatoire à bord d'un navire de plaisance, en fonction de sa zone de navigation. 

  Basique Côtière Semi-hauturière Hauturière
Équipement individuel de flottabilité*1 X X X X
Dispositif lumineux*2 X X X X
Moyens mobiles de lutte contre l’incendie  X X X X
Dispositif d'assèchement manuel X X X X
Dispositif de remorquage X X X X
Ligne de mouillage (si masse lège ≥ 250 kgs)  X X X X
Annuaire des marées X X X X
Pavillon national (hors eaux territoriales) X X X X
Dispositif de repérage et d'assistance pour personne à la mer   X X X
3 feux rouges à main   X X X
Compas magnétique   X X X
Cartes marines officielles    X X X
Règlement international pour prévenir les abordages en mer   X X X
Description du système de balisage   X X X
3 fusées à parachute et 2 fumigènes ou 1 VHF fixe      X X
Radeau de survie     X X
Matériel pour faire le point     X X
Livre des feux tenu à jour     X X
Journal de bord     X X
Dispositif de réception des bulletins météorologiques     X X
Harnais et longe par navire pour les non voiliers     X X
Harnais et longe par personne embarquée pour les voiliers     X X
Trousse de secours conforme à l'article 240-2,16     X X
Dispositif lumineux pour la recherche et le repérage de nuit     X X
Radiobalise de localisation des sinistres       X
VHF Fixe*3     (à partir du 01/01/17) X
VHF Portative*3       X

Avec l'évolution de la réglementation, c'est dorénavant au chef de bord de choisir l'option la plus adaptée à la navigation.

*1 Equipement individuel de flottabilité

L'équipement individuel de flottabilité doit être adpaté à la morphologie de la personne qui l'utilise et doit correspondre à la zone de navigation dans laquelle on se trouve. 

Navigation jusqu'à 2 milles d'un abri : aide à la flottabilité d'au minimum 50 newtons 

Navigation jusqu'à 6 milles d'un abri : Gilet de sauvetage d'au minimum 100 newtons

Navigation toutes zones : Gilet de sauvetage d'au minimum 150 newtons

Navigation d'un enfant de moins de 30 kg : Gilet de sauvetage d'au minimum 100 newtons, quel que soit la distance d'un abri.

*2 Dispositif lumineux

Le dispositif lumineux peut être une lampe torche étanche ou un moyen lumineux individuel (type lampe Flash ou cyalume) assujeti à chaque équipement individuel de flottabilité. Son autonomie doit être de 6 heures.

*3 VHF

A partir de 6 milles d'un abri, le chef de bord peut décider de n'amener ni fusées à parachutes ni fumigènes, s'il dispose d'une VHF fixe. 

Trousse de secours

Voici selon l'article 240-2.16, ce que doit contenir la trousse de secours : 

Article Présentation Remarque
Bande autoadhésive (10cm) 1 rouleau de 4 m  Largeur 10 cm
Bande de crêpe 1 rouleau de 4 m Largeur 10 cm
Compresses de gaze stériles  1 paquet de 5 Taile moyenne
Pansements adhésifs stériles étanches 1 boite Assortiment 3 tailles 
Coussin hémostatique 1 unité Type CHUT
Sparadrap 1 rouleau  
Gants d'examen non stériles  1 boite  Taille M & L
Gel hydroalcoolique  1 flacon 75 ml  
Couverture de survie 1 unité  
Chlorhexidine Solution locale - 5 ml à 0,05 % 

22/07/2016
0 Poster un commentaire

Appel de détresse avec une VHF

Appel de détresse avec une VHF, comment ça marche ?

En bon plaisancier, vous connaissez le bouton rouge nommé Ditress sur la face avant de leur VHF. Mais comment fonctionne-t-il ? Faut-il le paramétrer ? Découverte sur une VHF Icom.

Toutes les VHF fixes vendues actuellement possèdent aujourd'hui l'ASN, Appel Sélectif Numérique (ou DSC en anglais pour Digital Selective Caling). Ça se caractérise par un bouton rouge en façade nommé Ditress. Mais que se passe-t-il quand on appuie sur ce bouton ? C'est ce que nous vous expliquons aujourd'hui.

Tous les menus sont en anglais. C'est volontairement qu'ils ne sont pas traduits. Comme tous les appareils qui touchent à la sécurité, les menus restent en anglais afin que toutes personnes qui se trouvent confrontées à son utilisation puissent facilement l'utiliser.

Pour émettre une détresse avec une VHF DSC - comme ici sur une Icom IC-M423 G - il suffit d'appuyer plusieurs secondes sur le bouton rouge. Il est masqué par un cache afin de limiter les fausses manipulations.

Un écran indique que l'appel est en attente de validation. Seul le CROSS peut réaliser cette validation. Tant qu'il n'est pas validé ou annulé par vous, il est réémis à intervalle régulier.

Si vous naviguez à proximité, en plus de l'alarme sonore, vous allez vous trouver devant un écran qui indique le nom (ou son numéro MMSI) du bateau qui a émit la détresse, le type de détresse (ici indéfinie), et le temps qui s'est écoulé depuis l'envoie du signal de détresse.

En allant lire les informations, vous pourrez connaître la position (longitude, latitude) du bateau qui émet la détresse et surtout la distance et le cap (range et Bearing) qui sépare de ce bateau.

Ces informations restent toujours consultables dans le journal des appels (Call Log).

La VHF passe automatiquement sur le canal 16 pour pouvoir prendre part aux opérations de sauvetage.

Avant de lancer un appel de détresse, vous pouvez indiquer le type d'avarie que vous avez. Il suffit d'entre dans le menu DSC et de le sélectionner avant d'émettre la détresse :

  • Indéfini
  • Feu ou explosion
  • Voie d'eau
  • Collision
  • Échouage
  • Chavirage
  • Naufrage
  • À la dérive
  • Abandon du bateau
  • Pirate
  • Homme à la mer

Utiliser une VHF ASN pour envoyer un appel de détresse est donc très simple. Tout bon chef de bord devrait expliquer son utilisation à son équipage avant de prendre le large.


20/06/2016
0 Poster un commentaire

LE MAL DE MER

Pourquoi j’ai le mal de mer ?

Le mal de mer fait partie du mal des transports. Appelé également naupathie, il rend malade une personne lors d'une navigation en mer. Voici la première partie de notre dossier spécial qui vous explique le mal de mer, ses effets et son public.

Le  par  

 

Définition

Le mal de mer ou naupathie est une forme de cinétose (mal des transports) due à un dysfonctionnement de l'oreille interne. Il touche une personne présente sur une embarcation. En mer, le balancier créé par le mouvement de l'eau perturbe les informations envoyées au centre de l'équilibre, qui se situe au sein de l'oreille interne. 

En règle générale, le cerveau reçoit des informations de plusieurs éléments du corps. Les canaux semi-circulaires situés dans le système vestibulaire de l'oreille interne permettent d'informer le cerveau sur le positionnement de la tête et donc indirectement du corps. Les yeux permettent d'avoir des repères visuels et de voir l'espace autour de nous. La proprioception (pieds au sol) nous permet de voir que nous sommes stables. Quand ces variables ne sont pas synchronisées, le cerveau reçoit des informations contradictoires, car les capteurs sont perturbés et le mal de mer se fait sentir. 

La mémoire peut également jouer un rôle dans la naupathie. En effet, en se remémorant le mouvement de balancier du bateau, on peut déclencher le mal de mer. Une personne angoissée pourra facilement repenser au fait d'avoir été malade, ce qui est un facteur favorisant.

En résumé, quand on est sur un bateau, on voit les contours du bateau qui ne sont pas forcément en mouvement, mais on perçoit les mouvements réguliers de celui-ci. Le cerveau est déséquilibré entre les informations qu'il reçoit et celles qu'il perçoit.

Qui est touché par le mal de mer ? 

Tout le monde peut subir le mal de mer, qu'on soit grand navigateur, pêcheur ou skipper professionnels, plaisancier du dimanche ou simple croisiériste. En général, 25 à 30 % des personnes sont touchées par le mal de mer. De plus, le mal de mer est difficile à analyser puisqu’il s'associe également à plusieurs conditions. En effet, on pourra avoir le mal de mer à un moment donné et ne pas l'avoir une autre fois.

Pour autant, certaines populations sont plus sensibles que d'autres au mal de mer comme les enfants, âgés de 2 à 12 ans, les personnes âgées ou encore les femmes.

Le mal de mer est généralement fréquent les premiers jours de navigation, voire même, les premières 48 heures. Certaines personnes s'y habituent et n'en souffrent plus les jours suivants, c'est ce qui s'appelle l'amarinage. 95 % des personnes arrivent à s'amariner. Dans tous les cas, tout le monde ne ressent pas le mal de mer de la même manière et celui-ci peut être accentué lors de mauvaises conditions météo.

Des études ont été menées et il s'avère que des personnes qui sont plus stables que d'autres souffrent moins du mal de mer. Ceux qui contrôlent plus facilement leur équilibre sont moins sensibles.

Quels sont les effets du mal de mer ? 

Le mal de mer se traduit bien souvent pas des nausées, des vertiges et des lourdeurs dans les membres. De nombreux symptômes sont également en rapport avec le mal de mer comme des frissons, de froid ou de chaud, des vomissements, une pâleur du visage, des sueurs excessives, une hypersalivation, l'apathie (état d'indifférence à l'émotion, la motivation ou la passion), la somnolence, l'état semi-comateux, des bourdonnements dans les oreilles, des tensions musculaires, des malaises, des maux de tête ou encore des étourdissements.

Dans certains cas extrêmes, le mal de mer peut déclencher des évanouissements voire même des actes irrationnels ou violents pour les personnes qui n'arrivent pas à s'amariner. Certains vont jusqu'à vouloir se jeter par-dessus bord pour faire cesser le mal de mer.

Dans tous les cas, il ne faut pas prendre à la légère un équipier souffrant d'un fort mal de mer, livide, sans force, refusant de se nourrir et de s'hydrater et s'enfermant sur lui-même pour faire stopper le mal de mer. Il est important de le forcer à se lever, à boire et manger et ne pas laisser la situation s'amplifier ou perdurer. Dans ces cas-là, il vaut mieux rentrer au port rapidement ou faire appel aux secours en mer si la personne doit être hospitalisée.


06/06/2016
0 Poster un commentaire