APAR ASSOCIATION DES PLAISANCIERS ARGELES RACOU

APAR ASSOCIATION DES PLAISANCIERS ARGELES RACOU

APAR INFOS 13

A.P.A.R.

 

ASSOCIATION DES PLAISANCIERS ARGELES RACOU

 

A.P.A.R. INFOS N°13

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Le port et ses règles : la courtoisie

 

 

A l’approche de l’été, où nombre d’entre vous navigueront, nous vous livrons ces quelques conseils à observer au port pour que vos croisières ne vous réservent que de bons moments (extrait du Cours des Glénans 7ème édition).


Connues sous le nom d’« étiquette navale », les règles de courtoisie au port n’ont rien d’un cérémonial désuet issu de quelque ancienne marine royale, mais sont tout simplement ce que chacun est en droit d’attendre de l’autre. « L’autre », cet autre nous-même, placé dans un milieu inhabituel, exalté par de grands moments de liberté, oublie parfois qu’il n’est pas le centre du monde. Et à ce petit jeu, la victime d’hier se fait souvent le précurseur de demain. Mais plutôt que d’osciller entre ces deux rôles, autant prendre connaissance des quelques règles de base exposées ci-dessous et… les respecter. Voici donc ce que chacun, dans un port, au mouillage ou sur un coffre peut attendre de l’autre.

L’arrivée
Tout navire doit maintenir en permanence une vitesse de sécurité lui permettant d’éviter un abordage. Dans un port et dans un mouillage, cette vitesse est la plus faible possible. En effet, le batillage des bateaux, c’est-à-dire les remous produits par leur passage, crée des vagues et perturbe les autres navigateurs et tous ceux qui profitent de la quiétude du plan d’eau : éventuels nageurs, petites embarcations manoeuvrées par des débutants ou par des enfants et, dans les lieux isolés, la tranquillité de la faune sauvage. C’est un des éléments qui justifient les limitations de vitesse strictes dans certains ports et chenaux. Quand plusieurs bateaux arrivent en même temps au port, on laisse largement de la place et du temps au bateau qui précède – quitte à en perdre un peu soi même. Gérer le croisement de deux voiliers qui manoeuvrent entre des pannes principales demande beaucoup de dextérité et tout le monde n’est pas expert en manoeuvre. Si l’on n’a pas pu joindre la capitainerie par VHF avant l’arrivée au port, on s’amarre au ponton d’accueil en évitant de prendre une place qui a l’air libre mais qui est peut-être réservée.

L’amarrage
Parfois il faut se mettre « à couple », c’est-àdire s’amarrer sur un autre bateau. C’est au nouvel arrivant de prendre contact avec le bateau sur lequel il souhaite s’amarrer, de s’inquiéter de l’heure d’appareillage qu’envisage celui-ci. Si elle est plus matinale que celle du nouveau venu, mieux vaut s’amarrer à l’intérieur (entre lui et le quai) voire ailleurs !
1 – L’amarrage se fait, si possible, dans le même sens que celui du bateau déjà en poste (l’avant de l’arrivant du même côté que l’avant de l’hôte).
2 – C’est à l’arrivant de protéger les coques avec ses pare-battage, d’établir ses propres amarres.
3 – C’est aussi à l’arrivant d’établir les amarres plus longues, qui passent sous toutes les autres pour être frappées à quai.
4 – C’est à lui de faire en sorte, en s’amarrant, que les mâts ne se touchent pas s’il y a du roulis.
5 – Pour débarquer, il faut passer, à pas légers, en avant du mât du navire accueillant ; au retour, nettoyer ses semelles avant de rejoindre son bord ; limiter les allées et venues inutiles.
A l’inverse, si un bateau manoeuvre pour venir s’amarrer à couple du sien, on doit l’aider à frapper les amarres qu’il passe. C’est une bonne façon de rendre la politesse ! Tout le mou des amarres doit être ramené à bord ; il n’est jamais lové sur le quai, sur le ponton ou sur le bateau du voisin. Si une bitte ou un taquet est déjà occupé par une amarre, l’oeil de la nouvelle amarre est passé dans et par-dessous l’oeil de l’aussière du premier occupant avant d’être capelé. Le premier arrivé pourra récupérer son amarre sans avoir à larguer la nouvelle.

Au port
Utiliser les toilettes du port, pas celles du bord. Déposer ses poubelles aux endroits adéquats. Solliciter l’avis de ses voisins avant de se servir d’une prise d’eau ou d’une prise de courant déjà utilisée*, avant d’encombrer provisoirement une partie du ponton, avant de l’utiliser pour bricoler, pour étaler ses coussins, ses matelas ou d’autres éléments du bord. On fait sécher les matelas sur le pont du bateau et non à même le ponton, en les coinçant verticalement entre les haubans, les planchers sont posés en appui sur les rails de fargue – cette disposition sort du domaine de la courtoisie mais évite aux planchers de filer à l’eau.

Le bruit
Si la tempête fait rage, si le vent hurle dans les haubans, personne n’y peut rien. Mais tous les bruits qui peuvent être évités doivent l’être. On écarte les drisses du mât pour qu’elles ne battent pas : leur bruit est vite insupportable ; le pavillon est ferlé avec une petite garcette, le linge rentré, l’éolienne bloquée. Bien préparer les manœuvres d’arrivée et de départ, définir le rôle de chacun évite de faire subir aux voisins les éclats de voix d’un équipage mal coordonné. Quant aux débordements sonores tardifs (fêtes et autres anniversaires), il vaut mieux les éviter : les mouillages isolés conviennent beaucoup mieux à ce genre de réjouissances. Pour recharger ses batteries au moteur, on attend d’être en dehors du port, l’idéal étant de disposer d’un chargeur de quai. Inutile de faire chauffer le moteur avant de quitter sa place (voir aussi le chapitre « Maintenance du voilier » du Cours) : dès qu’il est en route, il faut quitter son emplacement.

Au mouillage
Le nouvel arrivant fait en sorte de ne pas gêner les premiers arrivés. Les bateaux au mouillage ne doivent pas avoir besoin d’allonger ou de raccourcir leur mouillage. Si le mouillage chasse (si l’ancre se met à glisser sur le fond), ce n’est pas aux autres de s’écarter, mais au navire qui chasse de régler le problème… en relevant le mouillage. Eviter de faire de la cuisine au barbecue à charbon, pas seulement à cause de l’odeur, mais des braises qui volent au vent, percent les tauds, les voiles et détériorent les ponts…

La pavillonnerie
Le pavillon national se hisse à l’arrière du bateau sur une hampe, plus généralement il est établi sur le pataras. Au port ou en rade, il est arboré les dimanches, jours fériés et fêtes légales, du lever au coucher du soleil.
En mer, il faut hisser le pavillon national quand un bateau officiel approche (police, douane, etc.).
Le salut à un navire dont le pavillon est hissé se fait à l’aide du pavillon national. L’usage veut que les couleurs soient lentement rentrées jusqu’au couronnement puis hissées à nouveau (trois fois pour saluer un navire militaire, une fois pour les autres). Un bateau militaire répondra très certainement à un salut aussi réglementaire ! Le pavillon de courtoisie (le pavillon national du pays visité) se porte à tribord, sous les barres de flèche. Le pavillon jaune se porte à bâbord quand on arrive dans un port étranger sans avoir encore obtenu la clearance, c’est-à-dire avant d’avoir effectué toutes les formalités administratives. Le guidon du club se porte en tête de mât. Snob, dites-vous ? Non, juste chic ! »

* Les prises d’eau sur les pontons ne sont pas naturellement équipées de manches à eau et de rallonges électriques. Celles qui sont en place appartiennent donc à l’un de nos voisins. 

 



11/08/2015
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